Située à 2,3 km du littoral de Maltepe, Buyukada avec une superficie de 5,4 mètres carré est la plus grande île d’Istanbul. Depuis l’an 2000 Buyukada et l’île de Sedef compte à eux deux 7335 habitants.
Buyuk Ada a été expoité en tant que lieu d’exil et de monastère pendant l’époque Byzantine. Les empereurs emprisonnaient et envoyaient en exil leurs parents proches, les hommes d’états, les opposants qui pouvaient nuir à leurs autorités. L’une des plus anciennes construction de l’île, le monastère des femmes, qui de nos jours n’existe plus, a longtemps accepté les femmes éxilées du palais impérial et des hommes religieux voulant vivre en quête de retraite contemplative. L’événement le plus intéressant de ce monastère est sans doute l’histoire de l’impératrice Irene qui avait fait du monastère un lieu d’habitation et qui y avait été éxilée par la suite.
Buyukada comprend deux zones résidentielles, Le Quartier de Nizam et Le Quartier de Maden. L'île possède plusieurs rampes; les deux collines les plus importantes sont au sud, Le Mont Yorgi (Mont Majestueux) et au nord, Le Mont Christos (Mont Jésus). Le Cap de Dil s’élance sur la côte ouest de l'île avec une largeur de 500 m, à l’ouest du Cap de Dil se trouve la baie de Nizam et au sud, la plage de Yorukali (Yorgoli).
Au 19e siècle la population était d’environ 3000 habitants jusqu’à l’inauguration des voyages en bateaux. Cela a été un tournant pour l’île. On a remarqué qu’après ces voyages, la population commençait petit à petit à s’accroître. Les intellectuels d’Istanbul et les personnes importantes grecques venant s’y installer, apportaient à l’île une richesse à son aspect architectural. La visite des excursions d’une journée des habitants d’Istanbul et l’augmentation importante du nombre d’éstivant ont apporté de nos jours une euphonie sur l’île.
Buyukada a été conquis en 17 Avril 1453 par la flotte Ottomane sous le commandement du Capitaine Kaptan-ı Derya Baltaoglu. Contrairement aux autres îles d’Istanbul la conquête de l’île dite a duré beaucoup plus longtemps. Par cette conquête, l’aspect démografique de l’île a changé et avec le temps est devenue l’un des symboles multiculturels d’Istanbul. Le plus bel exemple multiculturel est bien sûr le rassemblement en paix et harmonie des mosquées, des églises et des synagogues sur un même territoire.
Après La Déclaration de la Seconde Constitution en 1908, Le Sultan Abdulhamid II a fait résider quelques ministre et pacha à Buyukada. Les residences et les villas qui ont été construit pas ces hommes d’états a rendu l’île opulente et admirable. D’ailleurs, Trotski l’un des hommes politiques le plus important de l'époque de Lenin a été éxilé quatre ans à Buyukada pendant la période de Stalin. En 1920, des dixaines de milliers de biélorusses se sont échappés de la guerre civile russe et sont venus se rejugier à Istanbul. La plupart d’entre eux ont été logée à Buyukada. Ceci a renforcé l’aspect cosmopolite de l’île et son équilibre culturelle a gagné différentes saveurs.
Le Monastère Christos sur Le Mont Jésus, l’Eglise Agios Dimitrios placée dans le quartier de Kumsal où les ortodoxes de l’île organisaient des grandes cérémonies religieuses, la synagogue juive du même quartier et ainsi que La Mosquée Hamidiye construite par Le Sultan Abdulhamid II en 1895 sont les lieux de prière les plus importants de Buyukada. Les églises qui appartenaient aux Arméniens et aux Latins, les autres églises construites par les Orthodoxes et ainsi que les mosquées édifiées par les Musulmans venant s’installer sur l’île sont aussi des lieux de prière considérable. En plus de ces lieux de prière, les sources considérées comme sacrées par les Orthodoxes Grecs tels que Ayios Constantinos, Ayia Fotini, Ayia Paraskevi et Ayios Yeorios sont les lieux remarquable de l’île.
Le trésor de Buyukada déterré en 1930 près du cimetière grec, composé de 207 pièces de monnaies et appartenant à Philippe II le père d'Alexandre le Grand a été ajouté à la collection du Musée Archéologique d’Istanbul. Ce trésor a une place importante vis à vis de l’histoire de Buyukada. Buyukada avec son vert et son bleu naturelles, n'a pas été touchée par la pollution et sa nature, n'a pas été détruite par des entassements de béton. Elle reste encore de nos jours l’une des plus attirantes îles d’Istanbul.